Qu’est-ce qui différencie un sportif de l’extreme d’un sportif lambda ?
Voilà qui mérite que l’on se penche un peu sur la question.
Si la notion de dépassement de soi est pour le moins commune à tous les athlètes, en particulier ceux engagés dans le cycle de la compétition, le sportif de l’extreme présente des caractéristiques qui lui sont propres.
Le sportif de l’extreme exerce ainsi généralement une activité dangereuse et exigeante.
La notion de risques est bien présente et la discipline en question peut exposer à des blessures graves (voire à la mort) en cas d’erreurs. Que ce soit sur l’eau (windsurf, kitesurf, surf, wakeboard, kayak extreme, plongeon extreme…), à la montagne (snowboard freeride, ski freeride ou freestyle, escalade, snowkite…), en l’air (highline, parachutisme, speed riding, parapente freestyle, voltige, base-jump, wingsuit…) ou encore sur terre (skate, BMX, longboard downhill, parkour freerun, VTT de descente ou VTT freeride, stunt, motocross freestyle…), les riders font preuve d’un énorme engagement physique. A eux de bien analyser les conditions, de bien préparer leur session et leur matériel avant toute performance, afin de minimiser les déconvenues potentielles.
Le sportif de l’extreme, mission adrénaline
La notion de sport extrême reste subjective, en l’absence de définition officielle. Ce qui est certain, c’est que les athletes de l’extreme courent après l’adrénaline, voire même après la peur. Cela les transcende, ils sont alors enclins à dépasser leurs limites au maximum, pour obtenir le temps d’un instant des sensations uniques. La recherche de sensations fortes est ainsi addictive, poussant les pratiquants à dompter la peur, à la contrôler, afin de vivre une expérience hors normes. Cela peut notamment être le cas lorsque des windsurfeurs défient les tempêtes, et des vents à plus de 75 noeuds (138km/h) avec une énorme houle…
Les riders ne sont pas focalisés sur le fait de rivaliser avec d’autre athlètes, mais sont avant tout guidés par l’objectif de dépasser leurs capacités physiques et mentales personnelles.
La pratique des sports extremes demande une grande confiance en soi, une parfaite maîtrise de son art, de son environnement et de son matériel. Le sportif de l’extrême n’est pas un trompe-la-mort, simplement un athlète qui a décidé de partir à la conquête de performances XXL. En toute conscience et avec la volonté de se sublimer, en écrivant l’histoire de son sport.
Le sportif de l’extreme, guidé par sa passion
J’ai côtoyé de près les sportifs de l’extrême depuis 2014, que ce soit via des interviews ou en scrutant leurs performances sur les réseaux sociaux. J’ai ainsi réalisé plus de 400 interviews pour le site web de Wind Magazine, entre octobre 2018 et et juillet 2024. Je peux vous assurer d’une chose : ces riders sont avant tout animés par leur passion pour leur discipline, davantage que par l’envie de briller aux yeux du monde. Sauf sponsoring conséquent de la part de marques, les athlètes de l’extreme ont d’ailleurs généralement des difficultés à vivre de leur sport.
Personnellement, je leur voue une admiration sans bornes, pas uniquement car je serais bien incapable de réaliser ce qu’ils font. Mais aussi car ils véhiculent de belles valeurs (dépassement de soi, humilité, persévérance, résilience), propres également aux athlètes issus de disciplines plus traditionnelles. C’est la force du sport : inspirer toujours plus !
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Photo de Une : Avec Tom Pagès (champion du monde FMX motocross freestyle), en 2015
Photo ci-dessous : Avec Nelly-Moenne-Loccoz, championne de snowboardcross, en 2015.
En savoir plus sur Le blog de Nicolas Arquin, dédié aux sports extremes et de glisse
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