Coureur amateur, le Breton Colin Fay est devenu depuis quelques années Ultra-Traileur. Une discipline très exigeante et qui ne laisse pas de place à l’improvisation, mais plutôt à une solide préparation avant les courses. Colin Fay nous partage son expérience de passionné de l’Ultra-Trail, lui qui a participé à la mythique Diagonale des Fous (La Réunion, 175km, 2937 concurrents) en octobre 2024.
Découvrez tout de suite son interview pour le blog !
-Colin, peux-tu te présenter en quelques phrases aux lecteurs du blog ?
Je m’appelle Colin, j’ai 36 ans. J’habite en Bretagne, dans la petite ville de Bruz, située en-dessous de Rennes. Je suis papa et lead developer dans une entreprise spécialisée dans la data science. Au quotidien je suis derrière un bureau, chez moi, à taper des lignes de code. Ça c’est pour ma vie de Bruce Wayne. Dans ma vie de Batman, je suis également traileur (sourire). Je suis très sportif de manière générale, avec une grosse passion pour le trail.
Je fais partie d’un groupe de Running à Rennes appelé Courir à Plusieurs (https://www.facebook.com/groups/couriraplusieurs), et de la Team Point Barre, la team de coachés de Stéphane Brogniart (https://www.stephanebrogniart.com/team-point-barre). J’essaie d’être assez actif sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram (https://www.instagram.com/slowlywerun/) et Threads(https://www.threads.net/@slowlywerun).
J’ai par ailleurs un blog, consultable sur https://slowly-we.run.
-Quel est ton parcours de coureur, et de quelle manière es-tu arrivé à l’Ultra-Trail ?
Lorsque j’étais au collège, j’étais quelqu’un qui n’aimait pas courir, un peu comme tous les jeunes. Je détestais les cross ! A mes années fac, en début de vingtaine, je me suis remis à la course à pied. J’allais courir le vendredi matin, en lendemain de soirée, pour me donner bonne conscience ! Je me rendais dans la forêt à côté de chez mes parents, avec un copain. C’était vraiment parce que j’avais les baskets héritées des années collège, et que c’était une sortie facile… Je m’y suis replongé plus sérieusement aux alentours de 2012-2013, en faisant principalement de la course sur route. J’ai participé à mon premier semi-marathon en 2014, puis j’ai vécu l’expérience marathon en 2015 et en 2016. Fin 2016, j’ai eu des soucis de santé qui m’ont empêché de courir pendant à peu près un an. J’ai ensuite basculé vers les sentiers et depuis 2019, je ne m’aligne que sur des trails. L’Ultra m’avait déjà un peu fasciné avant, d’autant que je faisais alors des marathons, ce qui pour le commun des mortels est déjà considéré comme de la longue distance (sourire). J’aimais déjà les efforts un peu longs.
Au cours des années 2017-2018, j’ai vu des premiers reportages sur l’Ultra-Trail, avec les épreuves américaines, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB, ndlr), la Diagonale des Fous…
Je trouvais ça un peu dingue, mais j’ai commencé à m’intéresser à tout ça quand je me suis mis au trail !
Je n’ai jamais été quelqu’un qui court très vite, je suis davantage fait pour les longues distances. Progressivement, j’ai couru mes premiers 50 kilomètres, mes premiers 100 km, mes premiers 120 km, puis mes premiers 100 miles (160,934 km, ndlr).
Colin Fay, Ultra-Traileur passionné
– Qu’est-ce qui rend l’Utra-Trail si captivant à tes yeux ?
L’Ultra-Trail sort du cadre, de ce que l’on va réaliser de manière classique. J’aime les aventures qui sortent de l’ordinaire, même si aujourd’hui la discipline devient de plus en plus populaire et donc moins « originale ». Il y a encore cinq ans, c’était encore quelque chose d’un peu extra-terrestre de s’aligner sur un Ultra-Trail. En fait, quand je me lance dans quelque chose, je vais y aller à fond, jusqu’à l’extrême de la pratique. Ce qui me fascine dans l’Ultra-Trail, c’est cette notion de : « jusqu’où je peux aller ? » Autrement dit, jusqu’où placer le curseur en termes de distance et comment optimiser les choses, notamment à l’entraînement, pour essayer d’aller repousser les limites. Dans l’Ultra, outre se dépasser, on va également chercher de l’inattendu, de la surprise. Il y a plein de micro-problèmes à régler au fur et à mesure, avec la pluie, les ampoules, les problèmes matériels… On ne peut pas tout prévoir à la différence des courses sur route. Il y a ce côté aventure, même si c’est très balisé si l’on va sur les gros évènements, et c’est ce qui me fascine.
-As-tu des athlètes modèles dans l’Ultra-Trail, tels que Kilian Jornet, Francois d‘Haene, ou Mathieu Blanchard ?
L’un des tous premiers bouquins que j’ai lus sur l’Ultra, c’est le livre de Scott Jurek. Il fait partie de l’une des premières générations d’Ultra-Traileurs, présents il y a une vingtaine d’années. C’est donc l’un des pionniers, à ses yeux partir courir 80 km n’était pas de l’Ultra-Trail mais une aventure entre copains. Son histoire m’a vraiment fasciné. Dans les athlètes modernes, j’aime effectivement beaucoup François d’Haene, pour sa philosophie et son approche de la course, et ce qu’il dégage. J’adore également Zach Miller, un coureur américain avec un côté très roots, très punk. J’aime ses petites histoires, comme cette fois où il a terminé 2e de l’UTMB, avec un porte-dossard constitué d’un élastique qu’il a découpé sur un short. Ou alors il a une frontale et il a oublié de prendre une batterie, rechargeant avec une batterie externe et un câble. Il a la même casquette depuis 20 ans, avec des trous dedans… Zach montre qu’il n’a pas 10 000€ de matos sur lui mais il s’en fout, il a avant tout une passion pour l’Ultra-Trail. Son approche du sport me parle beaucoup.
-Quelles sont les qualités à posséder pour être un bon Ultra-Traileur ?
Il faut deux grandes qualités à mes yeux : de la patience et de la passion. L’Ultra devient plutôt à la mode, quand tu parles de ce sport autour de toi, les gens vont dire : « ah oui j’ai un pote qui a fait l’UTMB, ou telle course ». L’Ultra est toutefois un sport qui demande beaucoup de temps et d’énergie, on ne prépare pas une Diagonale des Fous en trois semaines… C’est vraiment un engagement de plusieurs années.
Si l’on n’est pas prêt à s’armer de patience, à se laisser le temps de faire les choses pour permettre au corps de se préparer à ce genre d’efforts, et si l’on n’est pas passionné, je pense que ça ne marchera pas.
-Comment s’est faite pour toi la bascule vers la compétition Ultra Trail ?
Cela va paraître cliché, mais je ne suis pas un compétiteur, je n’ai pas l’impression d’aller en compétition quand je me rends sur des trails. Je ne participe pas à un évènement pour me « battre » avec d’autres personnes, je me fiche de mon classement. Ce que j’aime dans le trail, c’est que généralement les tracés et les courses ont des histoires fortes, et il y a une belle organisation. Par exemple, j’ai adoré l’Ultra de Belle-Ile, nous faisions le tour de l’île. Lors de la Diagonale des Fous, tu traverses l’Ile de la Réunion et c’est potentiellement plus compliqué à réaliser en dehors de l’évènement. Les courses d’Ultra-Trail ont du sens, que je ne retrouve pas sur route.
La Diagonale des Fous, une expérience magique pour l’Ultra-Traileur
-Tu as participé en octobre 2024 à la mythique Diagonale des Fous, une épreuve de 175km et 10 000 m de dénivelé positif, organisée à La Réunion. Qu’est-ce qui t’as poussé à te lancer dans ce formidable challenge ?
Quand j’ai découvert l’univers du trail, la Diagonale des Fous m’est apparue comme l’une des courses mythiques. Elle est à part dans le microcosme de l’Ultra, tant que tu ne l’as pas vécue tu ne t’en rends pas compte. C’est une course hors normes, incroyable, réputée pour être l’une des plus difficiles du monde. Dans mon approche, je veux aller chercher plus loin, plus dur, et donc des courses techniques et compliquées. En même temps, je vise des courses qui ont une âme et qui sont chaleureuses, ancrées dans les territoires. Cela correspond tout à fait à la Diagonale des Fous, organisée par des bénévoles qui sont des Réunionnais du coin. C’est l’équivalent du Tour de France pour eux, cette course a une chaleur et une âme que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Les Réunionnais vivent vraiment la course, on n’est jamais tous seuls tout au long de l’épreuve. Il y a toujours du monde au bord de la route pour nous soutenir. Même dans des coins perdus en montagne, des personnes sont présentes et nous applaudissent. Des gens viennent et font la fête, ils boivent du rhum et ils dansent tout en encourageant les participants…
A l’arrivée, il y a presque plus du monde pour le dernier que pour le premier, les Réunionnais veulent vraiment que tout le monde aille au bout.
C’est une course mythique mais l’esprit demeure en même temps associatif. Les organisateurs n’essaient pas d’en mettre plein la vue, de te refiler des kilos de goodies et de produits dérivés…
Il n’y a pas ce côté mercantile, on sent que tout le monde fait ça pour la passion du sport, pour soutenir les coureurs et non pour se faire de l’argent. On ne le retrouve pas dans beaucoup de courses. Participer à la Diagonale des Fous, c’est donc à mes yeux un point culminant de la carrière d’un Ultra-Traileur. Un tel Graal permet aussi de tenir plusieurs années, de savoir vers quoi on veut se diriger et de s’entraîner en se fixant des objectifs et des étapes.
-Quelle type de préparation as-tu suivi pour cette course ?
Je dis souvent que les Ultra se préparent suivant le modèle : « 50/50/100/100 ». A savoir une année en courant des 50km, une année des 50 miles (80km), une année des 100km, une année des 100 miles (160km). C’est donc une préparation progressive que j’ai réalisée sur 4 ou 5 ans, afin d’augmenter tranquillement les distances. J’aime ce sport et si à 65 ans, je peux encore franchir la ligne d’arrivée de la Diagonale des Fous, ça serait une réussite pour moi. J’habite en Bretagne, un coin peu réputé pour ses montagnes, mais j’ai néanmoins réussi à faire beaucoup de dénivelés durant la préparation.
Je fais ainsi beaucoup d’allers-retours en côtes, et beaucoup de séances d’escaliers.
J’ai également pratiqué beaucoup la musculation, indispensable pour un Ultra-Traileur.
Dans la Diagonale des Fous, il y a beaucoup de passages où tu ne peux pas courir tellement c’est technique. Je pense que l’un des éléments cruciaux de la préparation, c’est de s’habituer à être en mouvement, davantage que d’être vraiment habitué à courir longtemps. Aller faire une randonnée de 8h peut être quasiment plus bénéfique que d’aller courir 2h. Personnellement, je fais du sport tous les jours : musculation, escalade, vélo, yoga… J’essaie de varier beaucoup afin d’avoir un corps solide, résister à l’usure du temps et pouvoir faire la Diagonale des Fous à 65 ans !
Je n’ai pas suivi de préparation mentale, je ne me sens pas en déficit à ce niveau. Quand je suis sur une ligne de départ, je sais pourquoi je fais la course, pourquoi je suis là. Si on vient à la Diagonale des Fous, on est censé savoir à quoi on s’attend. A aucun moment, lors de cette épreuve, l’idée d’un abandon ne m’a d’ailleurs traversée l’esprit. Si je me blesse, si je tombe, si je fais une déshydratation, effectivement je m’arrête, mais je donnerai tout pour aller au bout. Je sais ce que j’ai mis en place et je sais que je suis préparé physiquement. Ce genre d’évènement est un coût personnel mais aussi familial, lorsque tu passes trois jours dans la montagne pour te préparer, au lieu de trois jours de vacances en famille… Ce n’est donc pas pour faire demi-tour (sourire).
Mission accomplie pour Colin Fay à La Diagonale des Fous
-Tu as rallié la ligne d’arrivée en 49h et 58 minutes. Qu’est-ce qui fut le plus difficile à gérer lors de cette Diagonale des Fous ?
Cela va paraître bizarre, mais je n’ai pas vécu de moment vraiment difficile. Physiquement je n’ai pas du tout subi ma course, j’étais prêt. Si je devais citer quelque chose, je dirais le fait d’avoir eu des ampoules, qui étaient douloureuses à un moment. J’ai réussi à rester concentré sur ce que je réalisais.
-Et quels sont les moments déterminants durant la Diagonale des Fous ?
Je pense qu’il faut prendre les choses comme elles viennent, et s’attendre à ce que ça soit long et très dur. Il faut avancer pas à pas, ne pas essayer d’aller trop vite. A moins d’être Elite ou professionnel, il est par ailleurs important de ne pas se donner d’ «objectifs ». Pour une première participation, on risque alors, si l’on définit des objectifs, de se mettre la pression et de ne pas profiter pleinement. On peut également être déçu en franchissant la ligne d’arrivée, du fait de ce chrono arbitraire que l’on s’est fixé avant la course. Cela n’a pas trop de sens sur une course que l’on ne connaît pas, d’autant que les conditions météo (pluie pendant 24h ? Canicule ?) peuvent changer la donne.
Si quelqu’un veut faire la Diagonale des Fous demain, il doit donc à mes yeux se fixer comme unique objectif de rallier la ligne d’arrivée, et d’être heureux d’aller au bout quel que soit le temps qu’il mettra. C’est déjà incroyable de réussir un tel challenge ! C’est comme sur marathon, pour les gens qui veulent faire 3h et qui sont déçus s’ils le terminent en 3h01… Le chrono est une barrière assez arbitraire, je trouve ça dommage. Par ailleurs, je m’étais dit avant la Diagonale des Fous que je ne m’arrêterais jamais pour dormir dans des camps avec des lits. Si tu es sous la pluie et que tu te mets au chaud sous un lit, potentiellement c’est plus difficile de repartir. J’ai donc toujours dormi derrière des bouts de chemins.
-Comment se passe justement la gestion du sommeil, sur un Ultra-Trail comme la Diagonale des Fous ?
Le sommeil est une chose qui est hyper personnelle, qui est génétique et que l’on ne peut pas vraiment entraîner. J’ai d’ailleurs la chance d’être assez résistant au manque de sommeil. Tu peux cependant développer la pratique des micro-siestes. Je travaille la maison et j’ai donc pu facilement les mettre en place. L’idée, quand on sent que le sommeil vient, est de réussir à s’endormir moins de dix minutes. Cela envoie alors un signal au cerveau selon lequel il est reposé. Je me suis entraîné à le réaliser au quotidien. Sur la Diagonale des Fous, j’ai dormi quatre fois, toujours moins de dix minutes car j’étais toujours réveillé avant mon réveil.
-De quoi es-tu le plus fier concernant ta performance ?
Je suis fier d’être arrivé au bout de l’épreuve sans être cassé. Zach Miller fait toujours un sprint à la fin de ses Ultra-Trails, et j’ai également adopté cette habitude. A chaque course, je termine les 200 derniers mètres au sprint, pour la blague. C’est ce qu’il s’est également passé lors de la Diagonale des Fous, je n’étais pas cassé et je pouvais d’ailleurs courir de nouveau quatre jours après. Je me suis vraiment beaucoup investi dans l’entraînement, et je me dis que cela a payé. A la fin de la Diagonale des Fous, physiquement j’étais fatigué, je ne vais pas dire le contraire. J’ai mis un moment à m’en remettre en termes de fatigue, mais musculairement, au niveau des tendons etc., je n’étais pas en miettes.
Cap sur la Backyard Ultra pour Colin Fay
-Quelles sont les images que tu as conservées en tête de cette Diagonale des Fous 2024 ?
La ligne d’arrivée et cette grosse émotion ! Quand tu coures entre 48 et 52h, tu arrives le samedi soir et c’est la fête sur le Stade de la Redoute. Il y a des concerts, des bars, les Réunionnais sont là pour s’amuser… Toi tu arrives au bout de ton aventure, dans cette ambiance folle… Ma fille m’a accompagnée sur les derniers mètres de course, j’ai pris dans les bras ma chérie, tout le monde a pleuré… Les émotions étaient hyper fortes à l’arrivée, c’est ce que je garderai en mémoire.
-Quels sont tes projets et échéances sportives pour 2025 ?
Je vais bientôt prendre part à une Backyard Ultra, le 25 avril. Le concept est que tu pars toutes les heures pour une boucle de 6,7km, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une seule personne qui soit en mesure de tourner. Ce principe de dernier homme debout a été inventé par « Larazus Lake » (Gary Cantrell, ndlr), l’organisateur de la Barkley. Il s’agira de ma 3e participation, je serai avec une quinzaine de copains, membres du groupe Courir à Plusieurs. Au mois d’octobre, j’aimerais participer à un 160km, j’attends que l’épreuve soit confirmée.
-L’Ultra-Trail du Mont-Blanc, c’est une épreuve qui pourrait te tenter à terme ?
A l’heure actuelle, cela ne me fait pas forcément envie, je recherche des trails plus authentiques. L’UTMB ne correspond pas trop à ma philosophie et représente à mes yeux une certaine forme de mercantilisation, et devient ce que l’Ironman constitue pour le triathlon. Vu de l’extérieur, l’UTMB donne aujourd’hui l’impression d’avoir mis l’accent sur une logique marchande, au détriment de leur passion pour le sport. Je n’ai aucun problème avec tous ceux qui souhaitent y participer et le fait que cela soit une course mythique pour eux, bien au contraire, chacun est libre de faire ce qu’il veut (sourire). C’est très personnel, et cela ne correspond pas au type d’épreuves que je recherche. Notamment car il faut s’inscrire plusieurs années avant à l’UTMB, aller faire d’autres épreuves pour avoir le droit de participer à un tirage au sort. Le parcours en tant que tel me plairait beaucoup, en le faisant en off. Aller entre copains et faire le tour du Mont-Blanc, je signe tout de suite !
-As-tu un message à faire passer aux lecteurs ?
Le sport doit rester une passion, quelque chose qui provoque des émotions. Je reste marqué par une phrase prononcée dans un podcast, qui était : « si tu arrives au bout de ta vie et que tout ce que tu as à donner, c’est ton temps au marathon, c’est vraiment triste ». Cette recherche de la performance en course à pied, avec le fait de savoir qui va courir le plus vite et le plus loin, et cet individualisme sont regrettables. Je trouve qu’il est plus important de vivre de belles histoires, de ressentir des émotions fortes, d’avoir des choses à raconter, plutôt que d’avoir à tout prix un meilleur temps sur marathon, sur l’UTMB ou la Diagonale des Fous. J’aime donc beaucoup la Backyard, car c’est une épreuve que je partage avec plein de potes, je vis des émotions avec eux et c’est génial. Lors de la Diagonale des Fous, j’étais avec ma maman, ma fille, ma chérie, un bon pote à moi et on a créé des souvenirs ensemble.
Au final, c’est plus important à mes yeux que le temps que j’ai réalisé.
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