Interview de Dominique Perret, légende du ski freeride


Légende du ski freeride, Dominique Perret a la poudreuse dans la peau. Le Suisse a d’ailleurs été élu en 2000 « Meilleur skieur freeride du siècle ». Très engagé pour le développement de sa discipline mais aussi pour la prévention, le rider helvète a confondé WEMountain, un programme international de sécurité en montagne. Dominique Perret a accepté de balayer de nombreux sujets, en interview pour le blog !

Dominique, pourrais-tu te présenter en quelques phrases aux lecteurs du blog ?

J’ai eu la chance de naître en 1962 à La Chaux-de-Fonds, dans le Jura suisse, au cœur des montagnes neuchâteloises. Ces montagnes sont vraiment amicales et idéales pour apprendre le ski en toute sécurité. Elles pardonnent tout (sourire).  On peut dire que je suis tombé dedans comme Obélix quand j’étais petit. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours rêvé de devenir skieur professionnel.

Bien sûr, j’ai commencé par la compétition dans un club, mais pour moi, le ski ne s’arrêtait pas aux portes bleues et rouges et à une ligne de départ et d’arrivée. C’était surtout l’aventure et la découverte de nouveaux espaces, de nouveaux terrains. Le ski a toujours été cet incroyable outil de liberté qui me permet d’inventer ma vie et de glisser sur mes rêves, un peu comme on glisse sur la neige.

Aujourd’hui encore, chaque fois que je skie, je ressens ce parfum de la neige qui m’accompagne depuis mes premiers pas. C’est magique !

Dominique Perret, à Valais (Suisse)

Dans quelles circonstances as-tu débuté le ski freeride, dont tu es considéré comme le pionnier ? Qu’est-ce qui t’as immédiatement attiré là-dedans ?

Depuis tout petit, j’ai toujours fait du ski freeride, car j’avais la chance incroyable d’avoir un téléski à quelques centaines de mètres de chez moi. Bien que je m’entraînais en slalom et en slalom géant avec le ski club, ce que j’aimais vraiment, c’était le ski dans la forêt, entre les rochers, en toute liberté. On peut dire que je suis un véritable « Natural Born Freerider » !

Le ski a toujours été ma passion, mais j’ai commencé ma carrière professionnelle assez tard, vers 25 ans, après avoir terminé mes études d’ingénieur en mécanique. C’est d’ailleurs le ski qui m’a motivé à poursuivre ces études, car depuis tout petit, je bricolais mes chaussures de ski avec des boîtes de crayons en fer blanc pour créer des spoilers. J’ai vite compris que pour aller plus loin, il me fallait de solides bases d’ingénieur.

Une fois mes études terminées, je me sentais prêt à me lancer. J’ai eu la chance de beaucoup voyager, notamment à Verbier et à Chamonix, où j’ai rencontré des photographes et des caméramans qui m’ont encouragé à faire du ski mon métier.

À la fin des années 80, c’était la révolution des sports dits « extrêmes » et les premiers athlètes professionnels commençaient à apparaître. Je pense que l’un de ceux qui a le plus changé la donne est le grimpeur Patrick Edlinger, qui a montré qu’il était possible de vivre de sa passion grâce aux films et à la visibilité qu’ils offraient.

Ce qui me passionnait vraiment, c’était la liberté d’inventer ma vie et de faire ce que j’aimais profondément. Le ski m’offrait aussi une indépendance incroyable. J’ai toujours eu un esprit entrepreneur, et grâce à mon bureau d’ingénieur, j’ai pu développer du matériel avec diverses marques. Avec ma société de production de films, j’ai pu parcourir le monde et vivre mes aventures. Le ski m’a ouvert les portes d’une liberté extraordinaire !

Dominique Perret, une « passion inarrêtable » pour le ski freeride


Peux-tu nous rappeler quels sont tes principaux faits d’armes dans le domaine du ski freeride ?

Il est difficile de définir mes principaux exploits, mais je dirais que tout a peut-être commencé avec un record du monde de saut de falaise à plus de 36 mètres, qui m’a apporté une belle visibilité à l’époque. Par la suite, j’ai eu la chance de réaliser une trentaine de films sur les neiges du globe. Mon véritable plaisir était d’aller là où personne n’avait encore skié. J’ai eu l’opportunité de voyager en Amérique du Sud, au Canada, en Alaska, en Ouzbékistan, en Géorgie, dans l’Himalaya, dans l’hémisphère sud et bien sûr dans les Alpes.

J’avais une petite et fidèle équipe de tournage incroyable, et ensemble, nous avons remporté de nombreux prix dans différents festivals de films. Cette période a été bénie, car j’avais une liberté totale sur tous les projets que je souhaitais mener à bien. Bien entendu, cela demandait un travail considérable, et il n’était pas toujours facile de convaincre les marques, qui se concentraient alors principalement sur le ski alpin. Mais avec le temps, elles ont vu ma passion inarrêtable et ont compris que le ski freeride était en plein essor.

En 1996, avec mon ami Jean Troillet, j’ai également vécu une expédition incroyable pour skier la face nord de l’Everest depuis le versant tibétain, en pur style alpin, sans camp ni oxygène. Nous avons passé trois mois sur place et tenté notre chance à trois reprises. Lors de la dernière tentative, nous avons atteint environ 8 500 mètres, mais malheureusement, nous avons été repoussés par des vents extrêmement puissants à cette altitude. Cependant, cette expédition restera pour moi une expérience absolument extraordinaire. Jean est un MONSTRE (sourire).

-Quels sont tes meilleurs souvenirs liés aux films que tu as réalisés ?

C’est très difficile pour moi de choisir un souvenir en particulier, mais ce qui m’a toujours passionné, c’est le fait de rassembler une équipe, de monter des projets et d’organiser des voyages ou des expéditions. Ce que j’adore par-dessus tout, c’est d’aller skier là où personne n’est allé avant, ou très peu de personnes, et de réaliser chaque fois des premières descentes.

Il y a quelque chose d’exceptionnel à arriver dans un endroit inconnu, à devoir lire le terrain, à comprendre l’environnement et à saisir le fonctionnement du massif montagneux. Il faut s’immerger totalement pour éviter de faire des erreurs, et je crois que c’était vraiment mon plus grand kiff : cette découverte et cette capacité d’adaptation. En plus, il est crucial de comprendre rapidement les enjeux de sécurité.

Un souvenir qui me fait beaucoup sourire, c’est peut-être le record du monde de dénivelé que nous avons établi en 1998 chez mon ami Mike Wiegele à Blue River au Canada, où nous avons skié 120’000 mètres de dénivelé négatif en 14 heures et 30 minutes. Cela représente environ 80 descentes de 1500 mètres dans une longue journée ! Je peux te garantir qu’au lendemain, nous étions incapables de faire un pas ou même de descendre des escaliers…

Dominique Perret, légende du ski freeride - Photo 8
Dominique Perret, légende du ski freeride

A quelles problématiques as-tu été confronté au cours de ta carrière de rider ? 

Au début de ma carrière, j’ai fait face à une résistance importante, même au sein de ma propre famille, qui peinait à comprendre ma volonté de devenir skieur freeride, une discipline qui n’existait pas encore vraiment. Ce qui était d’autant plus frustrant, c’était la réaction de l’industrie. Les marques de skis, de vêtements, de chaussures, etc., étaient extrêmement réticentes à l’idée de développer de nouveaux produits, de nouvelles communications, et à sortir du cadre de la compétition alpine.

Il est très frustrant de réaliser le potentiel d’une discipline alors que l’industrie qui lui est associée avance très lentement. Je dois l’avouer, cela m’a parfois causé une immense frustration. Tout aurait pu se dérouler tellement plus vite et tellement mieux.

Cela dit, en faisant le bilan entre le positif et le négatif de ma carrière, il y a infiniment plus de positif. Me battre pour développer ma vision m’a appris énormément. Ce qui est assez comique, c’est qu’aujourd’hui, avec ma nouvelle aventure WEMountain et l’éducation, je me rends compte que les choses n’ont pas beaucoup changé. Le milieu de la montagne reste très conservateur, peu ouvert à la nouveauté, et il y a encore beaucoup de personnes prêtes à te mettre des bâtons dans les roues.

Mais ce n’est pas grave, et plutôt bon signe, l’histoire m’a montré qu’en général, je n’avais pas trop tort et qu’il faut simplement persévérer.

Dominique Perret, le ski freeride comme école de vie

-Qu’est-ce qui te passionne le plus dans la pratique du ski freeride ?

Ce qui me passionne dans la pratique du freeride, c’est que cette discipline est une véritable école de vie. Elle m’a appris à me connaître comme jamais je ne l’aurais imaginé, tout en me permettant de découvrir la nature et de mieux comprendre l’environnement qui m’entoure. Cette compréhension m’a également poussé à mieux protéger notre planète. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai été le premier athlète au monde à être carbone positif dès 2005, alertant sur le réchauffement climatique depuis les années 2000.

Je pense que ce sport est un véritable révélateur de l’homme et de la nature. Au-delà des sensations extraordinaires que cette paire de skis peut procurer, le freeride m’a permis d’inventer ma vie et de donner un sens profond à tout ce que je fais.

En terme de ski, il y a bien sûr ce sentiment de glisse qui est absolument unique, cette sensation de vitesse, ce moment où l’on se libère de la gravité entre deux virages. C’est la vision à très court terme juste devant les spatules, et la perspective à long terme lorsque l’on choisit sa trajectoire. Il y a aussi la lecture du terrain, celle de la neige, l’immersion totale avec l’environnement et, surtout, les rencontres extraordinaires avec des gens des quatre coins du monde.

Chaque fois que je chausse mes skis, j’oublie tout et je remercie vraiment la chance incroyable qui m’a été donnée, depuis tout petit, de goûter à ce sport unique.

Dominique Perret, à Valais (Alpes Suisses)

-En 2000, tu as été élu « Meilleur skieur freeride du siècle » aux Board Awards à Paris. Quelle importance accordes-tu à cette distinction ?

J’aime plaisanter en disant qu’en fait, l’exploit pour un Suisse, c’est d’avoir été élu par des Français ! Sur le moment, ça ne m’a pas trop touché, mais avec le temps, je réalise que ça fait vraiment plaisir de voir que les professionnels du secteur et le public ont reconnu mon engagement et mes années consacrées à cette passion. Je mentirais si je disais que je n’en suis pas fier. En vieillissant, cela me confère une légitimité ainsi qu’un sens des responsabilités.

En tant que pionnier du développement de ce sport, j’estime qu’il est de mon devoir aujourd’hui de lui garantir un avenir durable. C’est un peu comme un enfant qui grandit : le sport est passé par l’enfance, et il est maintenant à l’adolescence. Pour qu’il devienne un adulte, je pense qu’il est essentiel qu’on le structure beaucoup mieux. Nous ne pouvons plus agir comme avant, lorsqu’il n’y avait que quelques dizaines ou centaines de pratiquants. Aujourd’hui, il y a plusieurs millions de personnes qui pratiquent le freeride dans le monde. Il faut évoluer et peut-être est-ce mon rôle d’imaginer et de mettre en place des solutions pour assurer la pérennité de ce sport ?
Mon seul regret, c’est que je ne connaîtrai probablement pas le prochain meilleur skieur freeride du siècle !

WEMountain, la communauté du ski freeride au service de la prévention en montagne

-Tu as cofondé WEMountain, un programme international de sécurité en montagne. De quels constats es-tu parti pour lancer WEMoutain ?

J’ai eu la chance incroyable de vivre 28 saisons en tant que professionnel. J’ai commencé ma carrière à 25 ans et j’ai arrêté à 53 ans, ce qui est un très long parcours. En faisant le bilan, je me suis rendu compte que j’avais perdu 30 amis dans des avalanches, soit environ un par an. Pendant ce temps, le nombre de pratiquants de freeride est passé de quelques centaines à plus de 7 millions dans le monde, tandis que les accidents ne cessent d’augmenter. La mortalité est tristement stable depuis quelques années avec à peu près 200 morts au niveau mondial – ce qui est hallucinant – mais ce qui est préoccupant c’est que les accidents non-mortels sont en augmentation de plus de 223% depuis 2005.

J’ai également constaté qu’à l’époque, les skieurs freeride avaient généralement un bon bagage, alors qu’aujourd’hui, ce sport s’est ouvert à un public beaucoup plus large, souvent citadin, ce qui a révélé un manque flagrant d’éducation. J’identifie trois grands problèmes :

  1. Problème individuel : L’augmentation des accidents et de la mortalité.
  2. Problème environnemental : Des personnes qui ne connaissent pas et ne respectent pas l’environnement.
  3. Problème sociétal : Si nous continuons à agir en ignorant les enjeux de la montagne, nous risquons une réglementation accrue et des interdictions, ce qui est absolument inacceptable à mes yeux.

Le seul moyen de lutter contre ces trois défis, c’est bien sûr l’éducation. En parcourant le monde, j’ai réalisé qu’il y avait très peu d’initiatives en place, même si beaucoup d’efforts sont faits. Souvent, les formations sont très locales, analogues, disparates, et axées principalement sur le sauvetage – l’utilisation de matériel comme le DVA, les sondes et les pelles – sans mettre l’accent sur la prévention.

J’y ai vu une excellente opportunité de rassembler l’incroyable réseau de personnes que j’ai rencontrées au cours de ces 30 dernières années, tout en redonnant à ce sport une part de ce qu’il m’a apporté. Et comme j’aime les défis, j’ai foncé (sourire).

-Quels étaient tes objectifs initiaux en lançant WEMountain ? 

L’objectif initial était de mettre en place une formation internationale certifiée, développée par des experts, avec un fort accent sur les facteurs humains. Toutes les études le démontrent : dans 90 % des cas, c’est la victime ou un membre du groupe qui déclenche l’avalanche, ce qui est souvent dû à de mauvaises décisions. Ainsi, le véritable enjeu réside principalement dans les facteurs humains, un domaine que nous, en tant qu’athlètes, connaissons bien, mais qui a été extrêmement peu abordé jusqu’à présent.

En observant d’autres disciplines, j’ai remarqué que des sports comme le parachutisme ou la plongée sous-marine sont très bien structurés. Il n’y a donc aucune raison pour que nous, les montagnards, ne puissions pas créer quelque chose d’innovant et de positif pour inverser des tendances encore trop dramatiques.

La volonté de WEMountain, comme son nom l’indique, est de rassembler l’ensemble de la communauté : pratiquants, marques, stations, guides et professeurs de ski, afin que notre sport retrouve une image positive, responsable et intelligente. J’en ai assez de lire qu’à chaque accident, il faut imposer des interdictions, que nous sommes des inconscients qui mettons en danger la société. À nous de prouver que nous pouvons changer cette image négative !

-Quelle est aujourd’hui la base de la méthode WEMountain ? 

La base de la méthode WEMountain repose sur la réunion de professionnels internationaux issus de divers domaines : gestion des risques, médecine, psychologie, nutrition, hydratation, sommeil, ainsi que des spécialistes en météorologie, topographie, nivologie et préservation de la nature. Nous avons également collaboré avec des universités et des pédagogues pour élaborer les meilleures méthodes d’enseignement possibles.

Il était essentiel de rassembler des experts internationaux afin de créer une approche globale avec une terminologie simplifiée, permettant à tous de se comprendre et de partager des informations facilement. La technologie joue un rôle clé dans notre méthode, car grâce à l’apprentissage en ligne, chacun peut se former tranquillement à son rythme, dans le confort de son foyer, et ainsi se préparer avant de valider ses compétences sur le terrain.

À ce jour, nous sommes fiers d’être les seuls au monde à proposer un programme aussi complet. Notre méthode est ludique, facile, engageante et extrêmement pragmatique. Nous croyons fermement en l’intelligence collective, qui est au cœur de notre approche.

-Tu as lancé la formation BACKCOUNTRY, dédiée à la prévention des risques et avalanches en montagne. Peux-tu résumer de quoi il s’agit exactement ? 

La formation BACKCOUNTRY est un nouveau cours que nous avons récemment lancé, destiné aux freeriders un peu plus avancés qui recherchent déjà une certaine autonomie. Ce cours repose sur notre méthode « Éviter, Réagir, Sauver », avec 80 % du contenu axé sur l’évitement et la prévention, 10 % sur les réactions à adopter en cas d’avalanche, et les 10 % restants sur comment effectuer un sauvetage de manière efficace.

En plus de cela, nous avons développé un outil exceptionnel nommé MHF, qui signifie Mountaineering Human Factor. Il s’agit d’un système d’auto-évaluation simple contenant 60 affirmations, permettant d’identifier et d’estimer des facteurs psychologiques, médicaux ou énergétiques qui pourraient prédisposer à un comportement à risque.

Nous souhaitons également investir et développer des outils supplémentaires et travaillons actuellement sur l’intégration de l’intelligence artificielle pour aider les pratiquants à prendre de bonnes décisions. En effet, la clé réside dans le fait de savoir réagir au bon moment, plutôt que d’attendre qu’il soit trop tard. En ski, anticiper reste un véritable défi, mais c’est essentiel pour notre sécurité.


Une collaboration fructueuse avec le FIS Freeride World Tour


– WEMountain est soutenu par plusieurs champions du Freeride World Tour. Comment se sont nouées ces collaborations, et de quelle manière les riders interviennent-ils ?

C’est vraiment une chance incroyable de pouvoir travailler avec le Freeride World Tour. Nicolas Hale Wood, le fondateur, est un ami de longue date et a réussi à bâtir un succès extraordinaire. Cependant, on se rend compte que la plupart de ces milliers de jeunes riders, malgré leurs capacités athlétiques et acrobatiques hors norme, manquent souvent d’une formation solide en montagne. Cela représente un vrai risque, non pas lors des compétitions – où les conditions sont parfaitement préparées – mais surtout pendant leurs entraînements ou après la saison, lorsqu’ils se lancent dans des projets de films.

Il est donc évident que si nous voulons créer une fédération solide, il est essentiel que les pratiquants bénéficient d’une formation rigoureuse. À ce jour, nous sommes les seuls, grâce à notre programme international en anglais et en français, à pouvoir offrir des formations en ligne et sur le terrain à tous les riders.

J’ai également été très impressionné par l’engouement des stars que j’ai pu contacter grâce à l’organisation, principalement à Lolo. Aujourd’hui, je crois que tous les athlètes réalisent qu’une formation sérieuse est indispensable. C’est aussi bénéfique pour leur image de démontrer qu’ils ne sont pas juste des casse-cou, mais des athlètes professionnels qui ont la tête sur les épaules et qui souhaitent devenir des modèles pour les générations futures.

Certains m’ont même confié qu’ils en avaient assez de voir des pratiquants skier de manière irresponsable, mettant ainsi en danger non seulement eux-mêmes, mais aussi ceux qui les entourent. Effectivement, les avalanches ne touchent pas que les imprudents, mais également tous ceux qui se trouvent à proximité. Il y a donc une véritable responsabilité à assumer.

Les athlètes que nous appelons nos « SAFETY ANGELS » jouent un rôle clé pour convaincre le grand public de suivre cet exemple. Je tiens à les remercier du fond du cœur pour leur participation volontaire à cette campagne de prévention.

-Quels conseils pourrais-tu donner aux amoureux de la poudreuse ?

Toujours écouter son cœur, croire en ses rêves et suivre son intuition. En ce qui concerne la montagne, n’hésitez jamais à renoncer si vous n’êtes pas complètement sûr. Vous pouvez toujours revenir demain, la semaine prochaine ou même l’année prochaine. Prendre des risques inconsidérés pour une descente en poudreuse ne vaut vraiment pas le coup. La montagne est là pour être appréciée en toute sécurité, alors ne précipitez pas les choses !

-Quelque chose à ajouter ? 

N’hésitez pas à vous former ! C’est un apprentissage qui dure toute une vie, et il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre qui pourrait nous sauver la vie. Il est absolument vital pour notre communauté de skieurs d’inverser la tendance et de montrer que nous sommes des individus formés, responsables et intelligents. Les bénéfices sont extraordinaires : nous sauvons des vies, nous réduisons les accidents, nous pratiquons en harmonie avec la nature, et surtout, nous parvenons à préserver notre espace vital de liberté pour nous et les générations futures. Pour moi, qui suis un passionné inconditionnel de liberté, c’est sans doute le point le plus important !

Pour en savoir plus sur WEMountain : https://w3mountain.com/

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Dominique Perret, légende du ski freeride


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