Couronné champion olympique lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, Kauli Vaast a de nouveau frappé fort, ce dimanche 14 septembre 2025 : le Tahitien est en effet devenu vice-champion du monde de surf ISA !
A Surf City (Salvador), Kauli Vaast a livré une superbe finale, devancé pour seulement 0,6 point par l’Australien Dane Henry, dans des vagues de 2m50. A l’actif notamment du jeune Français, deux énormes droites surfées et notées 8,70 et 8,87.
Une médaille d’argent au goût savoureux pour Kauli Vaast, troisième de la compétition en 2024. « Je suis fier d’avoir disputé la finale avec cette équipe de France au top cette année (4e au classement des Nations, ndlr). C’est pour ça que j’aime cette compétition : enchaîner les séries, vivre en groupe, supporter les autres et sentir leur soutien en retour, ça motive plus que tout. J’ai fait l’une de mes meilleures séries, tant au niveau de la stratégie que du surf. J’ai tout donné. Je suis triste de ne pas gagner, mais en même temps impressionné par tout le monde : les jeunes, les filles, chacun a tout donné jusqu’au bout. L’an dernier j’ai terminé 3e, cette année 2e… j’espère que la prochaine fois ce sera la victoire », a réagi Kauli Vaast. Voilà un beau leader pour cette équipe de France, désormais vice-champion du monde de surf ! A noter la 6e place du surfeur français Jorgann Couzinet.
Dotée de deux nouveaux coachs – Joan Duru et Pauline Ado -, l’équipe de France de surf est en phase de reconstruction (les surfeuses présentes au Salvador étaient âgées de 17 ans en moyenne !) Cette quatrième place au classement des Nations, devant de solides adversaires telles que le Brésil, le Japon et le Portugal, laisse donc augurer de belles choses pour l’avenir.
« On savait qu’on venait avec une équipe jeune et incomplète. Certains cadres comme Tya Zebrowski, Marco Mignot ou Vahine Fierro ont choisi de souffler après une saison éprouvante. On s’en sort très bien, avec une moyenne d’âge de 17 ans chez les filles. L’ADN de l’équipe de France, c’est de ne rien lâcher, de tout donner, du premier au dernier jour. Le surf, c’est un apprentissage permanent : perdre, gagner, pleurer, se relever, recommencer. C’est comme ça qu’on construit des champions », estime le manager de l’équipe de France, Jérémy Flores.
Jorgan Couzinet, 6e mondial donc et qui vise une qualification sur le CT, a témoigné à propos de ce Championnat du monde particulier pour lui : « On n’a pas vu le Jorgann de la semaine… C’est comme si mon surf avait disparu d’un coup. Émotionnellement, j’étais lessivé. J’ai beaucoup pleuré ces derniers jours à cause de la perte de mon pote qui est décédé. La compétition a été super intense, mon dos me faisait mal, ma cheville commençait aussi à lâcher… J’ai cru que j’allais réussir à dépasser tout ça pour le représenter au maximum. Mais j’ai craqué. Malgré tout, ça me donne envie de m’entraîner encore plus fort. Finir 6e sur une compétition aussi longue, avec autant de monde, ça reste une belle perf. Il faut retenir ça.»
Cap désormais sur les Mondiaux 2026 pour Kauli Vaast, vice-champion du monde de surf ISA 2025 et l’équipe de France de surf. On a hâte de suivre les prochaines performances de nos Tricolores… Allez les Bleus !

Jorgann Couzinet en action à Surf City (Crédit photo ISA/Sean Evans)
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Crédit photo de Une : ISA/Pablo Gimenez
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