Une interview marquante – Le surfeur de grosses vagues Gautier Garanx

D’août à septembre 2018, je vécus une belle aventure avec Sportihome, plateforme d’hébergements entre sportifs particuliers. J’écrivis en effet 25 articles en 30 jours de collaboration, pour le Magazine de Sportihome , tissant une belle relation de travail avec le CEO Sylvain Morel et son équipe.


Parmi les articles qui m’ont marqué, l’interview réalisée avec le surfeur professionnel Gautier Garanx autour de 8 thématiques liées au surf de grosses vagues. Gautier était en effet un choix parfait pour cet article, lui qui surfa une vague de 19m de haut à Belharra (Pays-Basque) le 22 décembre 2013… Il fut encore récemment présent, ce 29 octobre, pour surfer la géante basque, en bon passionné !
A l’occasion de notre entrevue, Gautier me raconta de belles anecdotes, comme le fait que son ami Stéphane Iralour pensait à la recette du gâteau au chocolat lorsqu’il chutait dans l’eau, afin de bien réaliser son apnée ! Il livra surtout de « bons tuyaux » eu égard à son énorme expérience de surfeur de gros.

Notre feeling fut si bon que je suis depuis resté en contact via les réseaux sociaux avec Gautier, qui est d’ailleurs l’un des sportifs ambassadeurs de No Limit Agency.

Voici un extrait de l’article que j’ai produit, grâce à Gautier Garanx. On commence par le premier des 8 conseils de ce rider pour réussir sa session de big wave en surf !

1. Travailler son mental

« Tu peux être hyper bien préparé physiquement, si tu n’as pas le mental, si tu as des doutes avant d’aller à l’eau, cette prépa physique ne te servira plus à rien », estime le Bayonnais. « Lorsque je coache mes élèves, on mentalise énormément avant la session, on se conditionne. Si derrière tu travailles le physique, alors tu deviens une machine, tu peux charger ! »
Quid de cette approche mentale ? Gautier Garanx nous livre quelques clés : « il faut s’imaginer en train de préparer le matériel, de façon à ce que le jour J, tu sois déjà conditionné, déjà dans ta session de gros. On imagine ensuite la prise de vague. Si tu vas au pic et que tu prends une série de vagues sur la gueule (sic), tu y seras déjà préparé… »

Il conviendra ainsi d’envisager tous les scénarios possibles la veille de sa session de big wave en surf pour être réactif le moment venu

2. Travailler le physique

Big wave en surf by Gautier Garanx

Dans le petit monde du surf de gros, la préparation physique ne fait pas forcément l’unanimité. « C’est dur de quantifier, mais je dirais que la moitié des chargeurs se préparent physiquement, tandis que l’autre moitié ne fait rien. Les mecs s’appuient sur une grosse confiance, ils mangent des hamburgers tous les jours et cela ne les empêche pas de surfer des vagues de 20 mètres (rires). »

Mais vous, vous n’allez pas vous goinfrer de burgers… Ce sera direction la piscine, la base de l’entraînement !
Objectif : aller chercher un temps en apnée statique (« en les conditionnant, mes élèves arrivent tout de suite à faire 1’30-2′, c’est hallucinant », se réjouit Gautier Garanx), afin de vous rassurer !

« Je leur dis : « imagine, lorsque tu prends une vague dans la gueule à Belharra, tu restes 25 secondes sous l’eau. Regarde, tu tiens deux minutes ! », confie le surfeur de gros-coach. 

Travaillez également votre apnée dynamique, en faisant des longueurs en sprint« Le but est de faire monter le cardio et de reproduire les conditions réelles auxquelles vous serez confrontés, lorsque vous devrez ramer comme un malade pour passer une série ! » 

Vous l’aurez compris, le surf de gros n’est pas de tout repos, but no pain no gain… C’est par les entraînements que vous emmagasinerez au fur et à mesure une confiance supplémentaire. Cette dernière qui vous permettra de gérer au mieux toutes les situations le jour de la session. 

Le coach a encore un bon conseil pour vous en matière de prépa physique en piscine : la règle du 3-5-7.« Nagez tranquille à votre rythme de croisière, puis faites 50m en respirant tous les trois temps, enchaînez sans vous arrêter 50m en respirant tous les cinq temps, puis tous les sept temps. A partir de la 3e-4e séance, vous pourrez redescendre en faisant du 3-5-7-5-3 ».

3. Eviter la musculation !

Que les choses soient claires, ce n’est pas Gautier Garanx qui vous poussera à soulever de la fonte ! « Je proscris la musculation, car le volume musculaire consomme de l’oxygène, et dans le surf de gros… On a besoin d’oxygène ! »

Cela étant dit, il faut s’astreindre à un travail de renforcement musculaire, en bossant par exemple la tonicité des quadriceps et autres muscles des jambes. Et ce pour une bonne raison… « Si tu fais du tow-in, et que tu es tracté durant 1m30 à 60 km/h avant de lâcher le palonnier pour descendre la vague, il faut pouvoir tenir ! », explique le chargeur. Pensez à travailler également votre sangle abdominale, vos pectoraux, vos épaules, vos appuis et les muscles du cou. (Pour les personnes ayant un « petit cou », afin de prévenir le risque de blessures en cas de chute).

La suite de cet article est disponible en cliquant sur ce lien

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