Journalisme sportif : Mon coup de pouce à un étudiant !

Mercredi 25 février, j’ai reçu une demande sur mon mail, en provenance d’un étudiant souhaitant s’orienter vers le métier de journaliste sportif. Il va ainsi rejoindre un Mastère en journalisme sportif, en septembre prochain.
Ce sympathique étudiant m’a demandé si je pouvais répondre à quelques questions, pour une enquête métier qu’il mène actuellement, au sujet du journalisme sportif.

Toujours soucieux d’aider les jeunes, j’ai accepté de jouer le jeu.
Et je n’ai pas fait les choses en moitié : j’ai développé mes réponses à ses quatre questions de manière fournie. J’ai ainsi écrit trente-et-une lignes en tout !

Voici le contenu de mon texte lié au métier de journaliste sportif

Quelles ont été les étapes les plus importantes pour réussir à vivre du journalisme sportif spécialisé ?

La première étape fut d’abord ma reprise d’études, à l’Institut Européen de Journalisme (2013-2015). J’ai obtenu un Master en Journalisme de Sport.
J’avais déjà des compétences en presse papier sport et journalisme web sport, ce retour aux études a consolidé mes bases.

La deuxième étape fut de réaliser différents stages dans des rédactions liées au sport, dédiées aux sports extrêmes.
J’ai acquis de la légitimité et de l’expérience.
La troisième étape fut de me lancer en tant que journaliste sportif freelance, spécialisé dans les sports extrêmes (2015-2018).
Un groupe de presse qui m’employait en tant que pigiste m’a ensuite embauché en CDI, le 11 octobre 2018. Le Graal ! 
J’ai alors été journaliste pour Wind Magazine (windsurf), Kiteboarder (kitesurf), SUP Magazine (stand up paddle) et Wingsurf Magazine (Wingfoil).
L’aventure a pris fin à la suite de mon licenciement économique, fin septembre 2024.


-Quelles sont les principales difficultés rencontrées dans ce type de carrière journalistique ?

Le milieu des sports de glisse est une niche. Réussir à en vivre est compliqué. J’ai évolué globalement au SMIC ces dernières années.
J’étais cependant content de vivre de ma passion, et je m’en contentais donc tant bien que mal. Je n’étais par ailleurs pas pratiquant de sports de glisse, cela a pu constituer un petit handicap par moments.
Je gérais seul au quotidien les différents sites web, cela avait ses contraintes (hautes responsabilités).  Je m’en accomodais cependant bien, ayant l’appui de mes rédacteurs en chefs (ils répondaient sans problème à mes sollicitations, ndlr).
J’évoluais en télétravail de 2018 à 2024, d »où un certain manque de lien social, avec des déplacements sur des évènements plutôt limités. 

Selon vous, la spécialisation dans un domaine sportif précis constitue-t-elle un avantage pour débuter ?

L’un de mes intervenants en école de journalisme m’avait dit ceci : « du fait de votre spécialisation, vous aurez moins d’opportunités, mais vous aurez moins de concurrence ».
Je regrette toutefois de n’avoir réalisé que des stages dans le domaine des sports extrêmes.
Je pense que cela aurait pu être un atout de faire un ou plusieurs stages en rédaction de sport généraliste (Eurosport ou autre, même si les places doivent être chères).
En débutant ma carrière de journaliste spécialisé en sports extrêmes, j’ai néanmoins trouvé des collaborations très intéressantes (notamment pour L’Equipe.fr en 2016).
Comme je le disais, les sports de glisse sont une niche. Ce n’est donc pas spécialement un avantage d’y évoluer, car je me suis fermé des portes.
Mais il s’entend que si je m’étais spécialisé dans le handball ou le tennis, j’aurais peut-être eu plus d’opportunités de construire une carrière plus stable.
(je ne cite pas le football ou le rugby, car je pense que beaucoup d’étudiants veulent y graviter). 
Et j’étais vraiment touché par tous les « riders » que j’ai interviewés.
Je suis au final très heureux d’avoir vécu cette expérience, et j’ai une certaine nostalgie d’avoir dû quitter le monde du journalisme sportif.

.
 Quel conseil donneriez-vous à un étudiant souhaitant s’orienter vers le journalisme sportif aujourd’hui ?

De se constituer un réseau, via LinkedIn notamment, afin d’augmenter sa visibilité et son carnet d’adresses.
De ne pas hésiter à créer son propre blog, pour aiguiser sa plume et se constituer ainsi un portfolio en ligne.
Se créer un compte Instagram avec des contenus adaptés sport peut également être pertinent. 
De pas hésiter, comme vous le faites, à s’adresser à des journalistes sportifs ou ex-journalistes sportifs. 
Et surtout, de se donner tous les moyens d’atteindre son rêve. Et de persévérer, malgré les obstacles qui se dresseront potentiellement sur son chemin.
Le journalisme sportif est un métier exigeant, prenant, parfois plein d’incertitudes.
Il procure toutefois de grandes émotions et permet de partager de puissantes histoires, et de se sentir pleinement utile (ça a été en tout cas mon boost pendant cette dizaine d’années).
C’est une vocation magnifique ! 


Merci à cet étudiant de m’avoir permis de poser des mots sur mon vécu dans le journalisme sportif. Je souhaite le meilleur à tous ceux qui tenteront l’aventure dans cette profession.

Crédit photo de Une : Triple King Contest 2015/ Nicolas Peltier Photographie

..

A lire aussi : 2015-2025, une décennie en tant que journaliste sportif, au service des sports de glisse !

A lire aussi : Journaliste sportif, un métier-passion et unique en son genre !

A lire aussi : L’Institut Européen de Journalisme, un pas vers mes rêves

A lire aussi : Rédacteur web SEO spécialisé sport, ma nouvelle aventure professionnelle !



En savoir plus sur Le blog de Nicolas Arquin, dédié aux sports extremes et de glisse

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire